Un événement historique s’est produit le 22 août pendant que nous étions nombreux à profiter des derniers jours de l’été 2018. L’indice S&P 500 est entré dans le plus long marché haussier de son histoire[1]. Certes, le parcours a parfois été un peu cahoteux, mais l’ascension de 302 % qu’ont réalisée les actions de leur creux du 9 mars 2009 à aujourd’hui est assez remarquable. Maintenant, que peuvent en déduire les investisseurs[2] et peuvent-ils encore miser sur une période de croissance? Ou est-il temps d’empocher ses bénéfices en attendant une correction?

Le temps est-il vraiment un facteur à prendre en considération pour analyser l’état des marchés? En règle générale, la réponse est « non ». Bien que les investisseurs puissent conjecturer sur le temps qui leur reste d’après la durée des marchés haussiers prolongés antérieurs, ce n’est généralement pas un facteur dans une telle situation. Il s’agit simplement d’une matrice que nous utilisons pour observer les marchés et retransmettre l’information aux investisseurs. Les marchés ont tendance à grimper sous l’effet de la hausse des revenus et de la rentabilité des entreprises, souvent dans le contexte de conditions économiques clémentes[3].

À l’heure actuelle, la conjoncture macroéconomique sur laquelle repose le marché semble solide. Le taux de croissance du PIB américain s’étant inscrit à 4,2 % le trimestre dernier alors que le taux de chômage est de 3,9 %, on comprend facilement pourquoi le marché a tant progressé cette année[4]. Même si l’on s’attend à ce que le taux de croissance tombe à 3 % le prochain trimestre, les consommateurs demeurent optimistes quant à la possibilité que la croissance se poursuive pendant un certain temps, car l’effet de relance des réformes fiscales commence tout juste à s’infiltrer dans l’économie[5]. Qui plus est, la politique de la Fed reste accommodante en matière de taux d’intérêt. En dépit des hausses de taux déjà orchestrées et des autres relèvements prévus, le rythme du resserrement de la politique monétaire a été mesuré et les taux demeurent bas, ce qui permet aux consommateurs et aux entreprises de continuer à dépenser. La Fed semble avoir pour objectif de normaliser les taux afin de disposer d’une marge de manœuvre en cas de future crise. Son intention n’est apparemment pas de durcir agressivement sa politique, au risque de freiner considérablement la croissance économique. Les bénéfices des entreprises sont un facteur à ne pas négliger dans toute cette affaire. Selon Bank of America Merrill Lynch, les bénéfices des entreprises américaines devraient augmenter de 22 % en 2019[6]. Les marchés tendant à progresser à la perspective d’une rentabilité future, ces projections laissent augurer une période prometteuse. Tous ces éléments combinés tendent nettement à indiquer que le marché poursuivra sa croissance.

Bien que le marché ne présente pas de signes de récession à l’heure actuelle, les investisseurs devraient néanmoins se méfier des tensions commerciales entre les États-Unis et bon nombre de leurs alliés. Une véritable guerre commerciale pourrait faire pencher la balance dans le sens d’un ralentissement économique susceptible de mettre rapidement un terme aux réjouissances. Dans ce contexte, il importe également de réfléchir aux secteurs du marché qui pourraient être fortement avantagés si la partie de bras de fer commercial prenait fin. Les secteurs des services financiers, des produits industriels et de l’énergie devraient voir croître leurs bénéfices en 2019. Les perspectives des actions de ces secteurs sont déjà très belles. Si l’incertitude créée par les guerres commerciales disparaissait en outre, ces secteurs offriraient des possibilités de placement encore plus attrayantes. La fin de cette incertitude commerciale pourrait aussi se révéler favorable aux actions technologiques vu la nature mondiale de leurs activités[7]. Inutile de dire que ce marché haussier dispose encore de vastes capacités de progression, étayées par de nombreux facteurs, dont peuvent tirer profit les participants sur le marché.

De nombreux Canadiens ont observé, dans les coulisses, la montée des marchés américains. La Bourse de Toronto a eu plus de mal que ses homologues au sud de la frontière à gagner du terrain en 2018. Du début de l’année à la clôture de la séance du 5 septembre 2018, le TSX a dégagé un rendement de -0,63 %[8], alors que le S&P 500 a procuré 7,5 % aux investisseurs[9]. Les négociations sur l’ALENA reprennent en septembre et il y a lieu d’espérer qu’un accord se dessinera. Un tel accord pourrait donner un élan dynamique aux actions canadiennes au cours des prochains trimestres.

Cette période historique pour les marchés américains mérite d’être célébrée. Il est important que nous réfléchissions à comment nous en sommes arrivés là et que nous n’oubliions pas de réévaluer notre orientation à mesure que nous avançons. Les investisseurs qui ont tiré profit de la croissance et ceux qui n’y ont pas encore pris part devraient examiner leurs objectifs et s’adresser aux spécialistes dans lesquels ils ont confiance pour faire en sorte que leurs placements continuent à fructifier, dans leur intérêt.

 

https://qz.com/1364993/its-official-were-in-the-longest-bull-market-ever
https://www.cnbc.com/2018/03/08/the-bull-market-just-turned-9-years-old-heres-how-the-stock-surge-compares-with-past-runs.html
https://www.marketwatch.com/story/4-reasons-the-global-bull-market-in-stocks-can-persist-for-years-2017-11-28
https://tradingeconomics.com/united-states/indicators
https://www.bloomberg.com/news/articles/2018-07-31/u-s-consumer-confidence-improves-as-economic-optimism-holds-up
https://www.marketwatch.com/story/bank-of-america-raises-2018-sp-500-earnings-forecast-by-4-2018-07-09
https://www.factset.com/hubfs/Resources%20Section/Research%20Desk/Earnings%20Insight/EarningsInsight_083118.pdf
https://www.bloomberg.com/quote/SPTSX:IND
https://www.bloomberg.com/quote/SPX:IND

 

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